La main
CLINIQUE LILLE SUD-SOS MAIN A LESQUIN : URGENCES DE LA MAIN ET CHIRURGIE DE LA MAIN FROIDE
Equipes, mode de fonctionnement, organisation de SOS Mains
SOS Mains a débuté en 1984 et s’est développé à partir de 1986 avec trois chirurgiens séniors permanents qui ont travaillé seuls durant les 5 premières années permettant le développement progressif du service qui atteint maintenant plus de 6000 urgences par an. Il y a 10 ans, une association a été réalisée avec le CHR de Lille sous forme d’un groupement de coopération sanitaire dans le lequel au départ les praticiens de la clinique Lille Sud représentaient 75% de l’activité et le CHR de Lille 25% de l’activité. Toutes les urgences mains du CHR sont dirigées vers le centre SOS Mains de la clinique Lille Sud. L’augmentation de l’activité a engendré, a ensuite été répartie de telle sorte qu’à terme il y ait un équilibre 50/50 entre la clinique Lille Sud et le CHR. Sur le plan humain, la clinique Lille Sud est représentée par 9 chirurgiens séniors et le CHR par le Professeur FONTAINE et le Professeur CHANTELOT et les chefs de clinique de leur service. Des internes détachés du service du Professeur FONTAINE ou du Professeur CHANTELOT au nombre de 3 sont présents sur place en permanence assurant les gardes 24/24, ils bénéficient ainsi d’un enseignement de la chirurgie de la main et de l’urgence, ils sont qualifiés comme aide opératoire et ceci permet d’assurer leur formation de spécialiste. L’équipe chirurgicale est complétée par une équipe d’anesthésistes qui assure également un suivi permanent des gardes.
La prise en charge des patients est donc permanente 24/24. L’accueil médical est assuré par un urgentiste qui permet une sélection des patients à opérer après avis chirurgical adéquat environ 80% de la chirurgie est effectuée en ambulatoire. Ceci explique l’existence d’un service de soins externes hypertrophié avec des consultations pluri-quotidiennes, tous les patients opérés étant systématiquement revus à plus ou moins bref échéance en fonction de la pathologie. Il existe par ailleurs une relation permanente avec les médecins traitants, les kinésithérapeutes, les infirmières, et une disponibilité permanente de l’équipe médicale et chirurgicale pour répondre à tous les problèmes.
L’exemple d’un partenariat réussi
“- Toute collaboration entre deux structures aussi différentes qu’un CHRU et une clinique privée ne peut perdurer que si le projet initial a été analysé, conduit à des mises en oeuvre quotidiennes fondées sur des relations de confiance et s’inscrit dans une démarche Gagnant – Gagnant dans tout domaine : stratégique, technique sans oublier l’économique. Créé en 2001, le Groupement de Coopération Sanitaire Urgences de la Mains a respecté ces principes. Après 10 ans de fonctionnement entre ces deux partenaires mais aussi les autorités de tutelle : ARH et caisses, ce GCS est un parfait exemple de réussite. Pouvoir mettre à disposition des patients du Nord Pas-de-Calais un unique plateau technique aussi spécialisé pour les Urgences de la Main était une volonté politique de l’ARH. Faire cohabiter les praticiens libéraux et publics est la réussite des Directions Médicales et Administratives de la Clinique et du CHRU. La qualité des relations et la confiance mutuelle sont la réussite quotidienne de tous les acteurs. Depuis, nombre de GCS ont été créés en France. Celui des Urgences de la Main est l’un des premiers, nul doute que son succès immédiat est un exemple suivi."
Prévention : accidents du travail et accidents domestiques
“ Le SOS Mains de Lille fait partie des centres FESUM (fédération européenne des services d’urgence de la main). En France, on considère qu’il existe 1 400 000 accidents de la main par an dont 2/3 sont des accidents de la vie courante. Le bricolage et le jardinage sont une cause importante. Beaucoup d’accidents pourraient être évités. Les réflexes de bon sens font souvent défauts ; les accidents surviennent quand les personnes sont dans l’urgence et qu’ils ne sont pas suffisamment attentives ou encore lorsque l’outil utilisé n’est pas adapté à la tâche concernée (par exemple : on se sert d’un tournevis cruciforme pour ouvrir une boîte métallique). Des facteurs extérieurs sont aussi une cause sur la vigilance : fatigue, jeun, prise d’alcool. De ce fait la FESUM participe à des campagnes de prévention notamment avec les magasins de bricolage ou de jardinage ainsi que les bijoutiers, quelques conseils préventifs : enlever les bagues et les alliances à l’origine d’arrachement de doigt, port de gant, utiliser le bon outil, prendre son temps, débrancher les appareils après usage… “
Le syndrome du Canal Carpien
Le syndrome du Canal Carpien est la compression du nerf médian lors de sa traversée d’un tunnel osseux au niveau du carpe fermé en avant par un puissant ligament. Il est responsable de troubles sensitifs avec engourdissements des trois premiers doigts de la main, sensations de fourmillements de brûlures qui réveillent souvent la nuit. Des douleurs irradiant jusqu’à l’épaule sont possibles. Avec le temps, il apparait de plus une maladresse et une perte progressive de la sensibilité ainsi qu’une amyotrophie des muscles du pouce. L’EMG confirme le diagnostic en précisant l’importance de l’atteinte nerveuse et le lieu de la compression ainsi qu’une éventuelle atteinte associée du nerf ulnaire. En l’absence de traitement, les troubles sensitifs et l’amyotrophie risquent d’être irréversibles . Le traitement chirurgical est proposé lorsque l’atteinte est marquée à l’EMG ou lorsque le traitement médical après une ou deux infiltrations est inefficace. L’opération consiste à ouvrir le canal carpien en sectionnant le ligament antérieur du carpe le plus souvent sous endoscopie par une petite incision au niveau du poignet. L’intervention s’effectue en ambulatoire, la récupération fonctionnelle est rapide et le travail peut être repris en fonction des activités professionnelles entre 15 et 30 jours après l’intervention, il faut quelques mois pour que la sensibilité de la cicatrice se normalise.
Maladie de DUPUYTREN
Maladie décrite par le Baron de DUPUYTREN au début du XIX ème siècle. Elle correspond à un épaississement de l'aponévrose palmaire et entraine progressivement une rétraction indolore des doigts limitant l'extension. Plus fréquente dans le Nord de l'Europe, elle atteint plus souvent l'homme que la femme vers 40-50 ans, avec une fréquence de 4 à 10% en France. Il n'est pas rare de retrouver un parent atteint de la même maladie. L'atteinte concerne le 4ème et le 5ème doigt dans 75% des cas mais tous les doigts peuvent être touchés avec 50% de forme bilatérale. Le diagnostic est exclusivement clinique. Le traitement ne doit être envisagé que si la rétraction empêche l'extension complète des doigts. Deux grands types de traitement sont possibles :
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I°) L'APONÉVROTOMIE SIMPLE (section des fibres malades) :
Technique peu agressive, apparemment simple, elle se doit d'être réalisée par un spécialiste. Le résultat est immédiat mais les récidives sont fréquentes, le tissu malade n'ayant pas été enlevé.
II°) L'APONEVRECTOMIE (excision du tissu malade) :
Technique délicate et minutieuse, elle nécessite une dissection atraumatique et parfois microchirurgicale des pédicules afin d'exciser l'ensemble du tissu pathologique.
La cicatrisation peut être parfois longue surtout si les artifices tels que la greffe ou la technique de "paume ouverte" doivent être décidés.
La rééducation et les orthèses sont primordiales pour obtenir des résultats fonctionnels très satisfaisants chez la grande majorité des patients. Le risque de récidive est cependant important, d'autant plus que la maladie se déclare tôt et qu'elle évolue rapidement.
Pathologies inflammatoires et rhumatismales
La chirurgie du membre supérieur dans les rhumatismes telle la polyarthrite rhumatoïde nécessite d’établir avec le patient une véritable stratégie sur le long terme.
Cette stratégie impose un travail en étroite collaboration avec le médecin traitant, le rhumatologue, l’orthésiste et le kinésithérapeute. Il y a principalement 2 étapes dans l’abord chirurgical des pathologies dégénératives rhumatismales. L’étape de la chirurgie thérapeutique et préventive; Elle est associée à un traitement médical parfois agressif qui vise à stopper les lésions tendineuses et articulaires liées à l’inflammation, à lutter contre les déformations et à apporter si possible une diminution de la douleur. Ce sont principalement
des synovectomies avec réaxation. La seconde étape intervient plusieurs années après, lorsque la maladie a été agressive et a entraîné des destructions tendineuses ou articulaires. La chirurgie est alors palliative pour stabiliser, corriger les déformations et surtout redonner au
patient un usage de la main et du membre supérieur. Il s’agit alors des arthrodèses, arthroplasties et transferts tendineux palliatifs. Dans cette chirurgie, l’élément fondamental est de toujours penser à l’avenir pour prévenir la dégradation fonctionnelle et ne pas se priver de possibles interventions futures.
Douleurs dans le cadre de la main
Article L.1110-5 du Code de la Santé Publique : “...toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance
prévenue, évaluée, prise en compte et traitée...”
Le traitement de la douleur aiguë est une priorité de notre établissement. Nous disposons d’un arsenal thérapeutique antalgique moderne permettant la prise en charge rapide et
optimale de cette douleur. Ainsi, avant l’intervention chirurgicale, un antalgique peut être prescrit par voie orale ou intraveineuse. Au bloc opératoire, la chirurgie du membre
supérieur s'effectue dans la quasi totalité des cas sous un type d’anesthésie appelé anesthésie locorégionale (ALR). Son principe repose sur l'injection au contact des nerfs, de produits
qui vont bloquer la transmission des messages douloureux. Cette injection est effectuée par une piqure au niveau de l’aisselle. Actuellement, notre équipe d’anesthésistes-réanimateurs
utilise systématiquement pour la réalisation de ces ALR une technique moderne et récente : l’échographie. Elle permet de localiser de façon plus précise les nerfs et limite l'inconfort du
patient. La qualité de l’analgésie obtenue est excellente et dure 3 à 4 heures permettant ainsi d’éviter la pénibilité des premières heures postopératoires. Enfin, pour le retour au domicile, une ordonnance d’antalgiques et des consignes de sortie sont systématiquement remises pour
calmer la douleur à la levée de l’anesthésie.
- Clinique Lille Sud
